Acquis en avril 2011 pour la bagatelle de 0,78 dollar pièce, ces cryptoactifs ont fait l’objet de deux transactions majeures ce vendredi, pour un gain estimé à 140.000 fois la mise de départ.
Patience et prise de risque sont les meilleurs alliés de l’investisseur. Ce vendredi 4 juillet, un portefeuille de 20.000 bitcoins resté inactif pendant quatorze ans a été subitement réactivé. Son détenteur a transféré ces bitcoins en deux fois 10.000 unités vers de nouveaux portefeuilles, selon Lookonchain, société spécialisée dans l’analyse des transactions sur la blockchain.
Acquis en avril 2011 pour la modique somme de 0,78 dollar pièce, chacun de ces 20.000 bitcoins vaut aujourd’hui plus de 108.000 dollars. La valeur totale de ces deux transactions, qui ont d’ores et déjà mis l’univers crypto en ébullition, dépasse donc les 2,18 milliards de dollars, soit un gain multiplié par 140.000 !
La raison exacte de ce transfert et l’identité du ou des propriétaires restent, pour l’heure, inconnues, selon le média spécialisé The Block, cité par BFMTV. «La question de savoir si les deux adresses sont contrôlées par une seule et même personne reste inconnue», ajoute The Block. Le détenteur initial devient en tout cas une «baleine» bitcoin dans le jargon crypto, c’est-à-dire un investisseur possédant plus de 1.000 bitcoins et disposant d’un poids considérable sur ce marché.
Créé en 2009 par Satoshi Nakamoto, le bitcoin est la première monnaie numérique décentralisée reposant sur la technologie blockchain, un registre public et sécurisé. Initialement conçu comme un système de paiement pair à pair – permettant des transactions directes entre utilisateurs sans intermédiaire -, il est devenu un actif spéculatif majeur, souvent qualifié de «réserve de valeur» numérique.
Ce transfert intervient dans un contexte où le bitcoin a franchi pour la première fois la barre des 100.000 dollars en décembre 2024, porté notamment par l’élection de Donald Trump. Malgré cette envolée, le marché reste très volatil, avec des fluctuations marquées en 2022 et 2023, ce qui impose la prudence aux investisseurs.
