Après plusieurs mois de chute, le Bitcoin reprend des couleurs. La cryptomonnaie a franchi jeudi la barre des 100 000 dollars pour la première fois depuis février, porté par l’accord commercial entre Washington et Londres, qui rassure les investisseurs sur les actifs risqués comme les cryptomonnaies.
« Maintenant que les États-Unis apparaissent plus raisonnables et concluent des accords avec d’autres pays, les cryptomonnaies repartent à la hausse », constate Stéphane Ifrah, analyste chez Coinhouse, pour qui « il y a clairement un retour de l’appétit pour le risque ».
Fin février, le Bitcoin était passé sous les 80 000 dollars, par la réticence des investisseurs pour les actifs à risque face aux incertitudes commerciales et géopolitiques. Une chute de plus de 25 % en six semaines depuis son record historique à quelque 109 000 dollars le 20 janvier, jour de l’investiture de Donald Trump à la Maison-Blanche.
Guerre commerciale
La guerre commerciale engagée par Donald Trump début avril, avec l’annonce de droits de douane appliqués aux partenaires commerciaux des États-Unis, n’a pas arrangé les choses. Mais le président américain a finalement décidé d’entrer en négociations avec plusieurs pays, réduisant les droits de douane imposés à plusieurs pays.
Les cryptomonnaies sont des monnaies virtuelles sans nécessité de banque ou de banque centrale ni d’intermédiaire humain, fonctionnant grâce à des algorithmes informatiques et dont les transactions sont validées par des ordinateurs mis à disposition par des « mineurs ». Le Bitcoin, crée en 2009 (on pouvait en acheter un pour 0,003 dollar), est une de ces cryptomonnaies, aux côtés de l’Ethereum, le Tether ou encore le Solana. C’est l’ensemble du secteur qui voit les cours monter ces dernières semaines.
Reste maintenant à savoir si le Bitcoin va poursuivre sa route vers le haut. Pourrait-il franchir son record historique, autour de 110 000 dollars ?
