Close Menu
Invest Insider News
    Facebook X (Twitter) Instagram
    Saturday, July 25
    Facebook X (Twitter) Instagram Pinterest Vimeo
    Invest Insider News
    • Home
    • Bitcoin
    • Commodities
    • Finance
    • Investing
    • Property
    • Stock Market
    • Utilities
    Invest Insider News
    Home»Finance»Cinq graphiques pour comprendre le nouveau visage de la finance mondiale
    Finance

    Cinq graphiques pour comprendre le nouveau visage de la finance mondiale

    July 2, 20257 Mins Read


    Depuis la grande crise financière mondiale de 2007-2008, les marchés financiers internationaux ont connu plusieurs transformations structurelles. Le dernier rapport de la Banque des règlements internationaux (BRI), la banque centrale des banques centrales, vient mettre en lumière ces évolutions, qui interrogent sur la stabilité du secteur et la possibilité d’une nouvelle crise. Tour d’horizon en cinq graphiques.

    1/ Les Etats, emprunteurs les plus dynamiques sur les marchés

    Les acteurs privés non financiers (les ménages et les entreprises) empruntent plus que les Etats. Selon les dernières données de l’Institute of International Finance, un club de banquiers privés, à la fin 2024, la dette totale mondiale des ménages et des entreprises s’élevait à un peu plus de 150 000 milliards de dollars contre 95 000 milliards pour les Etats.

    Les Etats ont été les emprunteurs les plus dynamiques sur les marchés obligataires depuis la crise

    Mais cette photo de la dette à un instant T (le stock), ne nous dit pas grand-chose du film des dernières années (les flux). Et en la matière, les Etats ont été les emprunteurs les plus dynamiques sur les marchés obligataires depuis la crise. Car les acteurs économiques ne se financent pas seulement via le crédit bancaire. Ils peuvent émettre des obligations, ce que les Etats font beaucoup.

    La BRI montre qu’entre le premier trimestre 2009 et le dernier trimestre 2024, les crédits bancaires aux ménages ont progressé de 44 % et ceux aux entreprises de 67 %. Dans le même temps, les obligations émises par les entreprises ont crû de 117 % et les emprunts obligataires des Etats de 162 %.

    La crise financière, la pandémie mondiale et l’invasion russe de l’Ukraine ont nourri les déficits et les dettes publiques mais également, pour certains pays dont la France, la mauvaise gestion budgétaire. Désormais, « les créances sur l’Etat ont remplacé le crédit au secteur privé comme principal moteur de la croissance globale du crédit », précise la BRI.

    2/ Une baisse de l’endettement des acteurs financiers

    Dans le même ordre d’idée, la BRI note que durant les quinze années qui ont suivi la crise, les dettes des institutions financières (banques, fonds d’investissement…) ont arrêté de progresser. Leur poids a même diminué, équivalent à 77,7 % du PIB mondial à la fin 2024 contre 89 % au premier semestre 2008.

    Ce constat est important car la forte progression de la dette des acteurs financiers a été l’une des causes de la montée de la bulle spéculative du début des années 2000 : elle était équivalente à 58,6 % du PIB début 2000 avant d’atteindre, on l’a dit, les 89 % début 2008. Le recours à un endettement croissant des banques et des fonds d’investissement a toujours été dans l’histoire un signe de forte spéculation, annonciateur de crises financières à venir.

    3/ La finance de l’ombre dépasse les banques

    La transformation la plus impressionnante survenue depuis 2007-2008 tient à la hiérarchie de l’intermédiation financière entre les banques et les autres acteurs de la finance.

    Pour rappel, les ménages et les entreprises disposant d’épargne peuvent les confier à des banques, qui distribuent des crédits, ou bien à des fonds d’investissement, des compagnies d’assurances qui les placent sur les marchés.

    Au moment de la crise, les deux types d’acteurs pesaient à peu près du même poids. Depuis, entre 2009 et 2023, les actifs gérés par les banques sont passés de l’équivalent de 164 à 177 % du PIB mondial. Mais dans le même temps, ceux des acteurs financiers non bancaires sont passés de 167 à 224 %.

    Le poids croissant, et rapidement, de cette « finance de l’ombre » inquiète d’autant plus les régulateurs que ses liens avec le secteur bancaire n’ont cessé de progresser. C’est vrai aux Etats-Unis mais également en France où les banques sont en lien avec la finance de l’ombre américaine.

    4/ Une nouvelle mondialisation financière

    Toutes ces transformations ont provoqué un remodelage de la mondialisation financière.

    « Après la crise financière mondiale, l’intermédiation financière internationale s’est déplacée des activités des banques impliquées dans les prêts transfrontaliers vers celles des investisseurs de portefeuille internationaux sur les marchés obligataires mondiaux », analyse la BRI.

    Pour autant, l’institution démontre que les banques ne sont pas absentes de cette évolution. Elles l’ont même facilité. Les créanciers qui investissent un peu partout dans le monde doivent notamment se protéger contre les variations inopinées des taux de change. Et ce sont les banques qui leur ont offert ce service de couverture des risques de change.

    Cela a permis aux acteurs financiers non bancaires de jouer un rôle de plus en plus important dans le financement des dettes publiques des pays avancés. En particulier de la dette publique américaine : environ 90 % des activités de couverture de change ont le dollar comme contrepartie.

    5/ La montée en puissance des stablecoins

    Dans un chapitre spécial consacré aux cryptoactifs, le rapport de la BRI avoue d’emblée qu’il est difficile de prédire aujourd’hui quel rôle exact ces nouveaux produits joueront dans le système monétaire et financier mondial. Mais le souhait de la banque centrale des banques centrales est clair : le plus petit possible !

    Le chapitre est centré sur les plus tentants des cryptoactifs : les stablecoins. Ces derniers sont des cryptos dont l’émission est gagée par la constitution de réserves permettant à ses détenteurs de l’échanger à volonté contre la vraie monnaie d’un pays – en l’occurrence contre des dollars car les deux stablecoins d’importance le USDT (Tether) et le USDC (Circle) sont calées sur le dollar.

    Contrairement à d’autres cryptos comme le Bitcoin, dont la valeur en dollar suit d’importantes fluctuations, les stablecoins – comme leur nom l’indique – bénéficient d’une valeur plus stable : on sait à l’avance à quel taux on peut les changer contre des dollars. Leur intérêt pour leurs détenteurs réside dans la possibilité d’échapper aux commissions des banques et de disposer de la protection de la blockchain.

    Attention, dit toutefois la BRI, ces stablecoins n’ont pas que des avantages. D’abord, si vous pouvez accepter de payer et d’être payé en Tether, en Circle ou autre, vous prenez un risque : il n’y a pas de banque centrale pour assurer le règlement des transactions et garantir les « taux de change » entre les différentes cryptos. La valeur de l’une par rapport à l’autre peut varier au fil de la confiance respective que les financiers leur accordent. Et même si elles sont censées pouvoir être échangées un pour un avec des dollars, on note que ce n’est pas toujours le cas.

    Deuxième danger : si, d’un coup, l’économie réclame beaucoup plus de Tether par exemple, il faut que l’institution puisse trouver rapidement le montant de dollars équivalent, ce qui n’est pas forcément facile. Enfin, de par le caractère anonyme des détentions, ces cryptos réinventent les vieux « bons aux porteurs », ces titres financiers qui ont fait les beaux jours des mafias et des fraudeurs fiscaux, et ce de manière internationalisée.

    Risque d’instabilité

    A cela s’ajoute un autre élément. Les émetteurs de ces stablecoins ne gardent bien évidemment pas des dollars dans un coffre mais les placent, en particulier en bons du Trésor américains, devenant ainsi des détenteurs importants de la dette publique. S’ils se retrouvent en difficulté, le plus grand marché des dettes publiques s’en trouve affecté.

    La BRI n’aime pas du tout ces nouvelles « monnaies » et la concurrence qu’elles se livrent

    Bref, la BRI n’aime pas du tout ces nouvelles « monnaies » et la concurrence qu’elles se livrent. On a l’impression de se retrouver dans les Etats-Unis du XIXe siècle, entre les années 1830 et 1860, quand les différentes banques proposaient leur propre monnaie aux clients – déjà garanties par des bons du Trésor – et se livraient une compétition. Cette période d’instabilité monétaire, de faillites, de fraudes et de bazar réglementaire a conduit à une plus grande centralisation des décisions, jusqu’à la création de la banque centrale en 1913.

    En conclusion, la BRI résume les deux scénarios que peuvent choisir les autorités. Dans le premier, elles font en sorte que ce genre de monnaies ne se développent pas. Dans l’autre, elles laissent proliférer les monnaies numériques privées. Dans ce cas-là, écrit-elle, la société devra « réapprendre les leçons historiques sur les limites d’une monnaie instable, au prix de véritables coûts sociaux ». C’est malheureusement exactement la voie qu’a choisie Donald Trump, au détriment des Etats-Unis et du reste du monde.



    Source link

    Share. Facebook Twitter Pinterest LinkedIn Tumblr Email
    Previous ArticleLarge property Crossword Clue
    Next Article À quoi s’attendre du prix du bitcoin en juillet 2025?

    Related Posts

    Finance

    Beyond The Org Chart: The Real Challenge Of Finance Model Redesign

    July 23, 2026
    Finance

    ChatGPT Finance Tools Prompt Privacy Concerns Over Linked Financial Accounts

    July 22, 2026
    Finance

    New Money Brief newsletter brings you latest personal finance news | Personal Finance | Finance

    July 21, 2026
    Leave A Reply Cancel Reply

    Top Posts

    How is the UK Commercial Property Market Performing?

    December 31, 2000

    How much are they in different states across the US?

    December 31, 2000

    A Guide To Becoming A Property Developer

    December 31, 2000
    Stay In Touch
    • Facebook
    • YouTube
    • TikTok
    • WhatsApp
    • Twitter
    • Instagram
    Latest Reviews
    Stock Market

    Billionaire Ken Griffin Just Increased His Position in This Dividend Stock by 5,848%. Here’s Why Now May Be a Great Time to Buy.

    October 26, 2024
    Commodities

    ‘Small commodities’ hub Yiwu embraces AI, as new and high technologies help transform Chinese manufacturing

    August 15, 2025
    Bitcoin

    Bitcoin falls back below $63,000 as Iran-Israel trade strikes and Korean stocks crash

    June 7, 2026
    What's Hot

    Exquisite London Period Home For Sale Blends Old And New

    July 23, 2024

    G&R offers new commodities feeder for U.K. retail investors

    August 6, 2024

    BTC edges below $124,000 after hitting record highs

    October 7, 2025
    Most Popular

    S&P 500 Slips Below 200 DMA as Oil Takes Control Into Options Expiry

    March 20, 2026

    Stock Market Today: Investors Get Solid Signal AI Boom Is Still Alive

    October 16, 2025

    Tesla Quietly Transfers $765 Million In Bitcoin, Putting Musk’s Cryptocurrency Strategy Under Intense Scrutiny Amid Market Concerns

    October 21, 2024
    Editor's Picks

    World stocks slip on report US might tighten technology curbs on China – WBOY.com

    July 17, 2024

    Les fonds gérés par Strategic Value Partners, LLC, One Investment Management Ltd, Columbia Property Trust, Inc. et RXR Realty LLC ont acquis le Hudson House, un immeuble de 829 unités, auprès de The Manhattan Building Company.

    May 14, 2025

    Secondary Listing of Companies on the London Stock Exchange | Conyers

    October 22, 2024
    Facebook X (Twitter) Instagram Pinterest Vimeo
    • Get In Touch
    • Privacy Policy
    • Terms and Conditions
    © 2026 Invest Insider News

    Type above and press Enter to search. Press Esc to cancel.