INFOGRAPHIES. Majoritairement implantés en Île-de-France, les jeunes diplômés d’écoles de commerce se tournent encore vers les secteurs habituellement pourvoyeurs d’emploi. C’est ce qui ressort de l’enquête annuelle de la CGE, qui dresse un état des lieux chiffré d’une insertion contrastée.
À quoi ressemble le premier emploi à la sortie d’une école de commerce ? C’est probablement une question que vous vous posez si vous êtes vous même en train de réaliser votre cursus, ou que vous vous apprêtez à intégrer le monde du travail.
Selon l’enquête annuelle de la CGE publiée jeudi 12 juin, l’insertion professionnelle des diplômés d’écoles de commerce se veut plus difficile que l’année dernière, mais elle s’effectue toujours dans de bonnes conditions. Comment les nouveaux managers s’insèrent-ils sur le marché de l’emploi ? Dans quels secteurs travaillent-ils majoritairement ? Réponse en infographies.
Une recherche d’emploi un peu plus fréquente en début de carrière
L’insertion professionnelle se veut un peu plus compliquée pour les diplômés d’écoles de commerce, cette année. À ce titre, le nombre de sortants déclarant être en recherche d’un poste quelques mois après la sortie s’élève à 19,6%, soit 3 points de plus que la moyenne de l’ensemble des diplômés des grandes écoles (ingénieurs et autres spécialités).
Au même titre, la durée de recherche du premier poste s’allonge légèrement pour les nouveaux managers. Le nombre d’étudiants ayant trouvé leur contrat avant l’obtention du diplôme a baissé de 2 points entre les promotions 2023 et 2024, passant de 63,2% à 61,4%.
Cette tendance à la baisse s’explique par le ralentissement du marché de l’emploi, affecté par le repli économique observé ces derniers mois. Pour rappel, début avril, l’APEC faisait état d’une baisse de 19% des recrutements de jeunes débutants sur l’année 2024, dans son enquête annuelle sur les recrutements.
De bonnes conditions d’emploi à la sortie
Dans l’ensemble, les diplômés d’écoles de commerce s’insèrent tout de même dans de bonnes conditions. Plus de 86% d’entre eux accèdent au CDI quelques mois après la sortie. C’est un petit peu plus que l’année précédente, et un peu plus que la moyenne de l’ensemble des diplômés (qui s’élève à 83,5%).
En revanche, les jeunes diplômés en management accèdent moins fréquemment à des postes de cadre que les diplômés ingénieurs. Dans le détail, 77,6% des sortants de la promotion 2024 occupent un poste sous ce statut. C’est 8 points de moins que la moyenne de l’ensemble des diplômés, et plus de 12 points de moins que les ingénieurs.
Taux de CDI parmi les diplômés en management (%)
Plus de 15% des diplômés partent travailler à l’étranger
En commençant leur carrière, les diplômés d’écoles de commerce travaillent majoritairement en région parisienne. “La plupart des emplois de managers se situent en Île-de-France, où se concentrent les sièges sociaux”, explique à ce titre la CGE. Au total, plus de sept emplois sur dix se trouvent en Île-de-France pour les managers (71,7% au total).
Par ailleurs, si la moyenne d’étudiants qui partent travailler à l’étranger à la sortie s’élève à 11,2% cette année, elle reste un peu plus élevée pour les diplômés d’écoles de commerce. À ce titre, 15,4% d’entre eux occupent un poste ailleurs qu’en France en commençant leur carrière. Ils se tournent en premier lieu vers le Luxembourg (pour 12,4% des diplômés se tournant vers l’étranger), puis la Suisse et le Royaume-Uni (11,3%).
Île-de-France, régions, étranger… Où travaillent les diplômés en management ?
Les secteurs du conseil et bancaire en tête
Le secteur le plus répandu parmi les diplômés de la promotion sortante 2024 reste celui du conseil, rassemblant 22,2% des recrutements, soit plus de 2 points que l’année dernière. Il est suivi des banques et assurances, qui comptent 15,8% de diplômés en management cette année. À ce titre, la CGE précise que “les diplômés recrutés par les sociétés de conseil interviennent souvent “en banque-assurance, ce qui peut contribuer à expliquer l’écart important entre les deux secteurs”.
Enfin, le secteur des TIC services , ou activités informatiques, arrive en troisième position, regroupant 8,8% des diplômés de la promotion 2024. C’est 2 points de moins que l’année précédente. Le commerce et le juridique suivent, comptabilisant respectivement 8 et 6,8% des recrutements de jeunes managers cette année.
Les secteurs d’emploi les plus répandus chez les diplômés de la promotion 2024 (%)
Les secteurs les plus porteurs emploient plus d’hommes que de femmes
En revanche, l’accès aux trois secteurs les plus pourvoyeurs d’emploi est plus facile pour les hommes que pour les femmes. Et pour cause, “dans la banque-assurance, seulement 41,6% des nouveaux recrutés sont des femmes, 41,1% dans les activités informatiques”, précise la CGE.
Même constat dans le secteur du conseil, où les femmes sont légèrement sous-représentées (45,1%). Pourtant, pour rappel, les femmes constituent au moins 50% des managers en activité pour la promotion 2024.
À l’inverse, les femmes occupent 54,9% des nouveaux emplois dans le commerce, “comme dans l’industrie agroalimentaire, l’industrie textile” et les domaines de la communication, de la publicité et du marketing, précise la CGE. Des secteurs qui offrent des salaires moyens moins élevés. “Les femmes ont un salaire moyen entre 35.600 euros et 36.980 euros, très inférieur au salaire moyen des managers (41.103 euros)”, illustre l’enquête.
Le taux de féminisation des principaux secteurs d’activité des diplômés en management