Un nouveau rapport publié début avril 2025 révèle que l’Afrique du Sud est le leader incontesté sur le continent africain en matière d’adoption des paiements en cryptomonnaie chez les commerçants. Avec 584 établissements acceptant les crypto-actifs comme moyen de paiement, le pays se hisse également à la 6e place au niveau mondial, devançant de nombreux marchés plus développés.
Entre 2023 et 2024, l’Afrique a connu une progression notable du nombre de points de vente acceptant les paiements en crypto, passant de 528 à 748. L’Afrique du Sud se distingue avec 115 nouveaux commerçants ayant rejoint cette dynamique en une seule année. Le Kenya suit, avec 74 marchands (dont 61 ont rejoint l’écosystème en 2024), puis viennent la Tanzanie (30), l’Ouganda (17) et le Ghana (9).
Fait surprenant : le Nigeria, pourtant en tête du classement africain selon l’indice 2024 de Chainalysis sur l’adoption crypto, n’apparaît pas dans la liste des pays avec le plus de commerçants acceptant les crypto-paiements.
Le rapport indique que 88,2 % des commerçants ayant adopté les paiements en cryptomonnaie ont vu leur chiffre d’affaires augmenter. En outre, 75,7 % préfèrent conserver leurs gains en cryptomonnaies, preuve d’une confiance croissante dans la valeur à long terme de ces actifs.
Les principales raisons évoquées pour cette adoption sont :
- Paiements rapides et sans frontières (40,7 %) : la crypto permet de s’affranchir des circuits financiers traditionnels, souvent lents et coûteux.
- Demande croissante des clients (29,8 %) : les consommateurs deviennent plus avertis et influencent les décisions commerciales.
- Accumulation d’actifs (21 %) : les commerçants voient dans les cryptomonnaies une opportunité de constituer une réserve de valeur.
À l’échelle mondiale, le Brésil occupe la première place avec 1 292 commerces acceptant les cryptomonnaies, devant les États-Unis et El Salvador. L’Europe, quant à elle, enregistre la plus forte croissance annuelle avec 2 029 nouveaux points de vente.
Cette tendance reflète un basculement du centre de gravité des usages crypto vers les économies émergentes, où l’innovation technologique répond directement à des besoins structurels : inclusion financière, paiements internationaux accessibles, et résilience économique.