Pour bénéficier d’un accès complet à ces sites, les habitués du darknet devaient en effet régler en Bitcoin. Le dossier concernant ce Charentais a ensuite été transmis à l’office central de répression des violences aux personnes (l’OCRVP en France) qui a alerté le parquet d’Angoulême. Il est apparu que ce père de famille, ouvrier sans casier judiciaire, avait déboursé 0,0024 Bitcoin pour s’acheter plusieurs vidéos. Soit environ 220 euros. En garde à vue comme à l’audience, il a reconnu s’être rendu sur le darknet. Pour acheter des vidéos pornos, il le confesse, mais pas pédoporno. « Je n’aurais jamais dû aller sur le darknet », a-t-il dit. Tout en niant avoir téléchargé des vidéos de viols d’enfants. Ou sinon à l’insu de son plein gré… Il a parlé « d’erreurs de manipulation ». « Mais ce n’est pas possible de faire ça par hasard », a estimé la procureure Sandrine Ballanger qui a rappelé que derrière ces vidéos, il y avait « de la traite d’êtres humains. »
L’avocate du prévenu, Gaëlle Godec a parlé de la descente aux enfers de son client, de sa honte, de sa dépression, de sa chute dans l’alcool : « Il est en train de se détruire. » Le tribunal l’a condamné 8 mois de sursis simple. S’ajoute une interdiction d’exercer une activité avec les mineurs pendant cinq ans.
